dimanche 24 avril 2016

Le Couvre Feu, un festival qui se veut novateur



Festival en tournée !

Le Couvre Feu décide cette année de proposer plusieurs dates qui permettrons aux festivaliers de voyager en Bretagne.


Le site habituel n’étant pas disponible, le Festival Couvre Feu décide cette année de créer un projet un peu fou pour la 15ème édition du Festival Couvre Feu.
La Caravane se balade !
Cette année, le Festival prend la route et lance le projet de La Caravane Couvre Feu ! La tournée se passera du 12 au 21 aout. Ces 10 jours de fêtes proposerons 45 spectacles et concerts dans 6 villes différentes ! La Caravane de Couvre Feu voyagera donc sur les routes du Sud Estuaires (Paimboeuf, St-Brevin-les-Pins, Corsept, St-Père-en-Retz, St-Viaud, Frossay): Comment venir ?
Une programmation prometteuse !
La programmation se dévoile petit à petit  . Mais les têtes d’affiches sont déjà connues des festivaliers enthousiasmés par l’arrivée de Tryo et de La Rue Ketanou.
Les arts se mélangent !
Ce nouveau projet sera aussi l’occasion de proposer des arts de rue, des spectacles pour enfants, de nouveaux univers visuels etc… De quoi émerveiller petits et grands !
Un festival pour tous les budgets !
La Caravane de Couvre Feu effectuera 4 étapes en formule « gratuite » (Paimboeuf, Corsept, St-Père-en-Retz, St-Viaud) et deux étapes en formule « festival » (St-Brévin et Froassay). Les festivaliers le recommandent ! Le Festival Couvre Feu est une expérience unique comme on peut le voir à travers le Film Festival Couvre Feu 2015 !
Billeterie à prix promo ici !







La Musique électronique à Nancy

       Nous étudions à Nancy depuis septembre 2014, nous avons ainsi eu l'occasion de découvrir la vie nocturne nancéeine. Tout a commencé avec le T.OT.E.M., où nous avons pu découvrir une grande diversité musicale, dans un lieu culturel atypique. Après sa fermeture nous avons du rechercher d'autres alternatives pour continuer à profiter de la musique électronique. D'autres clubs ou bars ont semblé avoir profité de la fermeture de ce lieu emblématique de la culture underground en récupérant des artistes pour accueillir un nouveau public, par exemple.

Comment durant ces deux années la musique électronique semble-t-elle avoir évolué ?


Importance de la musique électronique


La musique électronique apparaît dans les années 1950.
Depuis les prémisses de ce mouvement musical, tous les genres ont flirté avec ce mode de construction des rythmiques, cette façon d'assembler les sonorités et les beats en vue d'opérer le mix magique. La musique électronique sera avant tout assimilée à une pulsation, une façon d'assembler la rythmique selon un modèle irrésistible, qui va faire éclore une ambiance, une good vibration, voire une furieuse envie de danser. 
http://ichbiah.online.fr/music/electro/histoire-de-la-musique-electronique.htm

Nous avons réalisé un sondage pour s'intéresser à ce qui plait ou non dans ce genre musical. Le sondage a permit de recenser le sexe, l'âge, le statut professionnel, le(s) genre(s) de musiques écoutées par les sondés.
Nous avons obtenu 62,3% d'étudiants, 18,4% de salariés, 19,7% autres comme travailleur indépendant, intermittent du spectacle, au chômage,...
80,7% de personnes écoutent de la musique électronique contre 18,4% qui n'en écoutent pas
48,2% de femmes contre 46,5% d'hommes
Les raisons principales de l'écoute de ce genre musicale sont le côté, festif, dansant et universel, les rythmes et sonorités différents.
Pour les non-adeptes du genre, c'est le côté "répétitif" qui les rebute le plus dans ce genre.















Étude de cas, le T.O.T.E.M.




       Le T.O.T.E.M - pour Territoire Organisé Temporairement en Espace Merveilleux -  a fermé ses portes le 31 janvier 2015. Materia Prima, la compagnie qui occupait les lieux, a été mise en liquidation judiciaire. Cette friche industrielle située à Maxéville, à côté de Nancy, était depuis 1999 un haut lieu de la culture underground.
C'est tout de même un « Temporairement » qui aura durée plus de 10 ans dans plus de 4500 m²
Au TOTEM on vivait la culture différemment. Unique lieu en Europe de l'est où la sub culture régnait. Le TOTEM c'était entre 50 et 100 représentations par année qui incluaient : musique, performance, théâtre, danse, etc. Jusqu'à 14 000 visiteurs venaient profiter de cette diversité culturelle.
ODM Otomo (de son vrai nom, Didier Manuel) avait initialement prévu d'occuper le TOTEM pour en faire un atelier pour sa troupe Materia Prima mais le lieu s'est finalement affirmé comme lieu de création, diffusion et d'expérimentation artistique.
Materia Prima au festival d'Aurillac

Au Totem il y avait toute sorte de programmation, d'accueil en résidence et d'organisation d'événements dans le domaine des musiques actuelles, de la performance, du Body Art, du Théâtre de Rue, de la Danse, du Théâtre et du Cirque.


Le TOTEM mettait également en place des événements nationaux, voir internationaux comme le Beat Paradoxe : événement défié aux musiques électroniques, Le Cabaret Rouge : Musique électronique et performances artistiques, Opus Negrido : Festival Rock, Metal, Dark Wave, Y'a Pas d'Fumée Sans Feu : dédié aux arts de la Rue et surtout le festival Souterrain corps/limites.
C'était le lieu proposant le plus d'événement en lien avec la musique électronique à Nancy.

Le lieu fonctionnait quasiment exclusivement par autofinancement, son unique partenaire financier était la ville de Maxéville. Ainsi, le nouveau maire socialiste de la ville avait décrété ne plus avoir les moyens de continuer à financer la structure. Didier Manuel ne comprend pas cette décision, lors d'une interview accordée à France Bleu Lorraine, il déclare coûter 33 000€ à la ville de Maxéville, soit 3,30€ par habitant à l'année, il estime apporter à la ville de Maxéville un rayonnement important grâce aux concerts, expositions, ..., aux emplois créés dans le domaine du spectacle et aux visiteurs venant de tout le continent.


                     ITV Didier Manuel, la fin du T.O.T.E.M. et les raisons de la colère, vidéo du groupe Holden



Disparition du TOTEM, autres lieux

Même si de nombreux lieux culturels proposaient déjà de la musique électronique avant et pendant le Totem, il semblerait que la disparition de celui-ci ait provoqué une nouvelle vague. Tout d'abord, les lieux récupèrent les artistes ne pouvant plus jouer dans la friche industrielle, et également les soirées qui avaient pris pour habitude de se dérouler là-bas. Tout d'abord, l'Ostra club acceuille de nombreux artistes électroniques de styles très divers, mais les tarifs sont bien évidemment plus élevés qu'au T.O.T.E.M.. Par ailleurs, l'Autre Canal a acceuilli des soirées telles que la « Hands up ».
D'autre part, le Réseau, l'Envers ou encore le Quai'son produisent régulièrement des soirées électroniques. Certains par choix, d'autres, probablement pour des raisons financières. Le Quai'son proposait auparavant des soirées Salsa, et constatant la popularité grandissante des styles de musiques électronique notamment la techno, ils ont commencé à accueillir des artistes performant dans ce style.
Par ailleurs, des bars plus petits s'y sont essayé. Juste après la fermeture du TOTEM, le Mezcalito a récupéré un artiste qui avait l'habitude de jouer là-bas. Seulement, la salle étant plus petite et pas prévue à la base pour accueillir un tel public, l'ambiance n'était pas la même. Le Little Faubourg continue lui de programmer des petites soirées. Certains ont tenté une fois, mais ne s'y sont jamais remis. Le Black Baron devait faire durer la soirée jusqu'à quatre heures, avant de l'avorter à deux heures pour des raisons de nuisances sonores, notamment, mais aussi parce que le patron n'avait pas l'habitude de gérer un public aussi nombreux et aussi, qui, il faut le dire, pour la plupart est habitué à prendre de la drogue. Quelques imprévus ont donc mouvementé la soirée, qui ne sera probablement jamais reproduite. Les Trois Petits Points, eux, ont du également arrêté la soirée plus tôt que prévu, mais uniquement pour des raisons de tapage nocturne, d'après les forces de l'ordre.

La fermeture du TOTEM n'a probablement pas encouragé le développement de la musique électronique dans d'autres lieux à Nancy. Mais on peut noter une volonté de la part de beaucoup de lieux de s'essayer à ce style de musique, certaines fois avec succès, d'autres fois sans second essai.


Sources:
https://www.youtube.com/watch?v=p_Kssw5dMg4
http://www.nancybynight.com/guide-nancy-lieu-totem-81.html



samedi 23 avril 2016

L'humour au grès des époques et de la société

L'humour au grès des époques et de la société



L’humour de son étymologie « humeur » en anglais, désigne une forme de gaieté qui se dissimule sous un air sérieux et qui est pleine d’ironie, d’imprévu.
Pour se faire, l’humour va avoir recourt à différentes formes de comique, tels que le comique de gestes, de situations, de langage… Il devient à lui seul, une véritable étude sémiotique qui traite toutes sortes de sujets, qu’ils soient militants ou pédagogiques, tout y passe.
 Si bien qu’il va devenir au fil des années une pratique courante aimé de tous.
Toutefois, selon les époques mais aussi des cultures, l’humour sera apprécié différemment.
Nous pouvons alors nous demander, quelle tournure a pris l’humour au cours des époques et des sociétés ?
Dans un premier temps nous parlerons des prémices de l’humour. Puis, nous verrons comment celui-ci a évolué au sein de l'époque contemporaine.

I) Les débuts : 

a) L'Antiquité :

  •  Durant la mythologie grecque la figure emblématique du rire était Momos qui signifie "moquerie", "ridicule". Il représentait la raillerie et le sarcasme dont il était le dieu. Cependant, ses plaisanteries incessantes lui coûteront sa place à l’Olympe. Il n'était ni aimé des dieux ni des hommes. 


Au Vème et VIème siècle avant JC, les penseurs grecques comme Platon ou Aristote se sont penchés sur la théorie de l'humour. Tous deux situèrent la cause principale du rire dans le plaisir d'abaisser l'autre. Il était question de trouver les faiblesses de l'autre afin de le ridiculiser.

On raconte qu' Hippocrate considéré comme le "père de la médecine" fut un jour appelé dans un village pour consulter un homme que l'on pensait fou car il riait sans cesse. Lorsque le diagnostique fut prononcé Hippocrate annonça que le jeune homme n'était absolument pas fou mais que le rire était sain et que tout le monde devrait en faire autant.  

  • A l'époque romaine, on fête les Saturnales (en hommage au dieu de la moisson). Durant ces fêtes l'on jouait les atellanes. Il s'agissait de farces burlesques tournant souvent à l'obscène. Elles étaient jouées après les tragédies pour détendre l'atmosphère. 
    De plus, au cours de ces cérémonies, esclaves et maîtres pouvaient échanger leurs rôles pendant plusieurs jours. Cela permettait de recréer une cohésion sociale. 


b) Le Moyen age : 

Triboulet, bouffon sous Louis XII et François I
  • Au Moyen-âge l’église dirige les Hommes. Les théologiens assurent que Jésus n’a jamais rit, par conséquent les chrétiens n’ont nullement le droit de le faire. Le rire est alors perçu comme un péché, une immondice, quelque chose de disgracieux associé au Diable. Parallèlement on assiste à l’apparition de la comédie qui détend les foules. A la cour, on a le fou du roi, plus communément appelé bouffon, qui doit faire rire. 

c) La Renaissance 

A la Renaissance le rire est qualifié d’épicurien, celui-ci apporte joie et plaisir. 

  • Au théâtre, l’humour va s’appuyer en grande partie sur la gestuelle (mimiques, grimaces…). Les personnages sont des stéréotypes de la farce. Ils se moquent de la société en faisant ressortir son coté malhonnête et exagéré. 
Comedia Dell' Arte. On retrouve Arlequin, Colombine, Polichinelle, Pantalon... 





  • L’écrivain Rabelais va aussi contribuer à la propagation de l’humour notamment avec son œuvre Gargantua. Son livre porte essentiellement sur des dialogues grotesques voire grossiers. Toutefois, cette oeuvre occupe une position politique à travers laquelle Rabelais ne manque pas de critiquer l’humanité. 




  • Au XVIIème siècle, Molière s'empare du rire et le met au profit de ses comédies telles que l'AvareLe malade imaginaire... 
C'est notamment à travers ses personnages comme le Misanthrope, Tartuffe, l'Avare... que Molière va indirectement critiquer la société en se moquant des dévots, des bourgeois ou encore des nobles.
Dom Juan l'une de ses pièces les plus connues sera d'ailleurs mise au placard pour avoir tourné la religion en dérision.
Molière est parvenu à faire de ses pièces un véritable outil de dénonciation.




  • Exploité selon différentes manières, l’humour occupait déjà une place importante au sein de ces différentes époques.     



II) Le rire à l'époque contemporaine

Au XXème siècle, l'humour s'est considérablement vulgarisé. Si bien, qu'il va être visible sur tous les supports. 

a) L'Humour pour dénoncer 

  • Certains journaux français ont fait le choix de manier l'humour pour transmettre l'information comme le Canard Enchaîné crée en 1960 ou encore Charlie Hebdo crée en 1970. Il s'agit de journaux satiriques qui pratiquent le journalisme d'investigation en publiant des reportages sur divers domaines comme les sectes, les religions, l'extrême droite... Ces journaux génèrent parfois de vives réactions car ils touchent des sujets sensibles.



  • Très tôt, le grand écran va prendre part aux événements d'une société et deviendra un véritable art de dénonciation. En 1940, indigné contre le mouvement fasciste Charlie Chaplin réalise Le dictateur, dans lequel il y fait la satire d'Hitler. Ce film présente le nazisme comme un danger mortel pour les communautés juives d'Europe mais aussi pour l'humanité et la démocratie. 






  • Plus récent cette fois ci, le film l'aile ou la cuisse réalisé par Claude Zidi en 1976 et joué par Louis de Funès et Coluche relate des problèmes naissant dans la France de 1970. A savoir la malbouffe due à l'industrialisation alimentaire. L'histoire montre la rivalité entre la gastronomie française défendue par Duchemin (clin d’œil au guide Michelin) et la nourriture industrielle défendue par  Tricatel (caricature de l'industriel Jacques Borel).   





  • Apparue plus tardivement, le petit écran va donner naissance aux émissions de télévision incluant les journaux télévisés, les documentaires, les jeux... Sur ces entrefaites va apparaître en 1990 Les Guignols de l'info. Il s'agit d'une émission de télévision satirique de marionnettes qui caricature le monde politique, les médias, des personnalités ainsi que le monde actuel.  





  • Dans les années 90, le trio comique français les Inconnus vont à leur tour ridiculiser et caricaturer certaines figures ou systèmes de notre société comme les impôts fiscaux ou encore les bourgeois à travers leurs célèbres titres Auteuil Neuilly Passy ou Rap tout




b) L'humour juste pour rire


  • L’humour peut aussi faire rire sans nécessairement faire passer un message. Certains humoristes n’ont d’ailleurs en tête que le simple fait d’importuner, d’embêter des personnes dans la rue ou au téléphone comme Jean Yves La Fesse ou encore François Damiens très connu pour ses caméras cachées.




  • Au 20 siècle, l’humour devient véritablement un procédé sur lequel on va s’appuyer pour critiquer certains éléments de la société. Cependant, il peut aussi avoir une fonction plus élémentaire et se cantonner qu’à sa tache première à savoir le rire.


    En fonction des époques et de la société, l’humour occupe une place différente. Parfois utilisé pour faire de petites plaisanteries il permettra aussi de véhiculer certains messages afin de dénoncer voire dédramatiser injustices, inégalités qui subsistent dans une époque. Finalement, le rire a toujours été omniprésent. Il est en quelque sorte une interrogation sur les incertitudes que nous pouvons avoir. 

MALET Laura.


vendredi 15 avril 2016

Tim Sale

Tim Sale

Un artiste du neuvième art daltonien



      Né à New York en 1956, Tim Sale est un dessinateur américain de Comics. Il a grandit a Seattle, puis est retourné à New York pour faire des études d'arts. Du haut de ses vingt ans, il commence à prendre des cours lors d'un stage de trois mois à la Buscema School, avec John Buscema pour l'anatomie, John Romita Sr pour l'encrage et Marie Severin pour les couvertures. Tim Sale va beaucoup s'inspirer de la pédagogie de ce dernièr. 

     Puisqu'il est daltonien, son travail est essentiellement en noir et blanc. Cependant, il fait appel à des coloristes pour les comics en couleur. Il s'agit tout de même d'un artiste reconnu dans le domaine des comics, d'ailleurs ses œuvres se vendent entre 500 et 3 000 $.


Un petit tour chez DC Comics...


     Il travaille régulièrement avec Jeph Loeb chez DC Comics, et ils deviennent ainsi un duo productif (Les Challengers de l'Inconnu, Batman : HalloweenBatman : Un Long HalloweenBatman : Amère Victoire, et la série Superman : For all seasons). Tim Sale est considéré par la communauté de fan, comme celui qui a fait naître un Batman moderne. Il est également très connu pour ses nombreuses illustrations de Superman. 

« Il n’y a que deux icônes dans la BD, elles sont toutes les deux chez DC et je veux les dessiner toutes les deux » dit Tim en parlant de Batman et de Superman.


...Et chez Marvel


     Le duo travaillera même ensemble pour Marvel (DaredevilCaptain America, Hulk, X-Men, Spider-Man). Jeph Loeb garde sa place de scénariste dans l'équipe.


Tim Sale et la série Heroes


     Grâce à Jeph Loeb, Tim Sale a été associé au projet de la série HeroesIl est celui qui a créé les toiles du personnage Isaac Mendez (interprété par Santiago Cabrera), un artiste qui a la capacité de peindre et de dessiner l'avenir.

     La série a été créée par Tim Kring en 2006.
Synopsis : Un peu partout dans le monde, certaines personnes se trouvent dotées de « pouvoirs », de capacités hors du commun, alors qu'elles semblent être des plus normales. Elles font en fait partie d'une évolution génétique qui leur permet par exemple de pouvoir régénérer leurs cellules, lire dans les pensées, voler, se téléporter dans le temps...etc.

Voici une petite vidéo dans laquelle Tim Sale explique son travail pour les tableaux de la série Heroes :





Anaïs Boulanger

La kawaii culture

   LA CUTE ATTITUDE VAINCRA-T-ELLE ? 

Phénomène prenant sa source au pays du Soleil Levant, le mouvement kawaii a fait le tour du monde

 


かわいい ou « kawaii » en japonais, sert à qualifier des personnes, animaux ou objets de mignons, adorables. On l'emploi cependant plus souvent pour désigner une esthétique globale. Le kawaii est une véritable empreinte culturelle au Japon. 

Aucun problème pour une compagnie aérienne telle que All Nippon Airlines lorsqu'il s'agit de décorer un de leur Boeing 747 à l'effigie de Pokemon. Des banques, les services publics et même le gouvernement se prêtent au jeu. Tout ce qui est mignon est aussi très populaire en Chine, à Taïwan, Singapour et en Corée du Sud.


Souvent associés à l'enfance, les codes instaurés par la kawaii culture sont faciles à décrypter et peuvent être aussi bien portés par des personnages humains comme animaux ou  encore par de la nourriture. L'anthropomorphisme est assez courant. La plupart du temps, un personnage kawaii est petit, a des traits simples et ronds, il est soit très triste, soit très heureux mais toujours très mignon. Ces codes sont largement utilisés dans les mangas afin de nuancer les humeurs de certains personnages. 





L'esthétique kawaii s'est aussi imposée dans la mode. De grands yeux (accentués par des lentilles), une perruque imposante de couleur bleu ou rose pastel, une jupe à frou-frou et autres jupons tout aussi colorés, un t-shirt imprimé d'un motif mignon, des chaussettes montant jusqu'au genoux, une panoplie astronomique d'accessoires en tout genre, pourvu que vous ayez une attitude ultra mignonne et vous voilà kawaii ! On peut aussi parler des styles vestimentaires qui découlent du kawaii comme les lolitas et toutes leurs variantes (gothic lolitas, sweet lolitas...) Ils sont des milliers à avoir adopté ces styles à travers le monde.




Hello Kitty reste la plus emblématique des figures de la kawaii culture. Cette petite boule de poils créée en 1974 par Ikuko Shimizu au sein de la compagnie Sanrio a su démocratiser la "cute attitude" à la japonaise aux U.S.A. Elle devient d'abord ambassadrice à l'UNICEF en 1983. Puis, Mariah Carey la popularise au début des années 2000 en tant qu'accessoire de mode. Elle fini par servir d'appât, en 2004, sur des cartes de crédit MasterCard destinées à pousser les petites filles à la consommation.


 

Le kawaii se prête à tous les sujets. Selon un article du site Dazed, « How Kawaii is changing the world ? », tandis que les U.S.A, la Grande Bretagne et la France s'alliaient pour bombarder la Syrie en réponse aux attentats terroristes, le collectif de hackers-justiciers Anonymous s'est armé d'ISIS-chan. ISIS-chan est un meme : une petite fille aux cheveux verts habillée en costume noir djihadiste qui revendique ne pas aimer la violence mais préférer les melons. Il serait trop beau que le simple fait de voir la vidéo transforme un terroriste en agneau. Cependant, ISIS-chan a le mérite de ne pas propager la peur ou la haine au profit d'un message de paix et l'ambition de contrer la propagande de Daesh en bombardant le net de memes super kawaii en piratant les comptes Twitter de certains djihadistes. 
La kawaii culture créer une nuance avec la rigueur et le sérieux japonais, sans pour autant les discréditer. Comme quoi, la cute attitude a de nombreux tours dans son sac.

Bonus : un tumblr détournant des photos de Donald Trump

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jeudi 14 avril 2016

Culture du monde

Culture


LIBERTE D'EXPRESSION, CENSURE ET MANGA !

En 2011, 80% des japonais déclarent être contre la loi visant a « contrôler » les contenus des mangas par les autorités.


« Les médias ont abandonné leur hostilité primitive à l'égard des mangas, censés être
vulgaires, violents et obscènes », nous explique Jean-Marie Bouissou, historien, spécialiste du Japon contemporain.

En effet, le manga avant les années 2000 était massacré par presque l'ensemble de la presse.
Le manga évolue par la suite de façon positive, mais selon notre historien, manque toujours de la reconnaissance qu'il mérite.
A l'image du festival d'Angoulême qui limite et dévalorise le rayonnement culturel du manga, depuis les années 2000, les récompenses pour le manga ne représente que 5% sur l'ensemble des prix, et ce n'est qu'en 2007 et pour la première fois que le manga obtient une récompense du meilleur album manga avec des prix relativement secondaires.

(Pour plus d'infos sur le manga et les interventions de Jean-Marie Bouissou :


Evolution

Aujourd'hui bien plus présent, le manga représente plus de 35% du marché de la bande-dessinée, et la Japan expo a attirée près de 250 000 visiteurs en 2015, un nouveau record d'affluence, cette dernière attire donc plus que le Salon du livre (180 000 visiteurs l'an dernier). En 2004, l'enseigne Virgin a implanté dans son magasin le plus gros rayon de manga d'Europe, et cela sur les Champs-Elysées, mesdames, messieurs.

L'aventure du manga ne semble pas pouvoir être arrêtée ni par la censure, ni même par les autorités japonaises ou/et françaises car rappelons le, La France est le deuxième marché mondial du manga après le Japon.


Yoann Pausé

lundi 11 avril 2016

Génération BookTube



 
Ces dernières années, des chaînes YouTube d’un nouveau genre apparaissent sur le célèbre site de vidéos en ligne. On n’y présente plus des produits de beauté ou des jeux vidéos… mais des livres ! Complètement dans l’air du temps, cette nouvelle manière de s’informer sur l’actualité littéraire dépoussière cet univers souvent délaissé par la nouvelle génération et permet à de nombreux lecteurs d’échanger sur leur passion commune, passion qu’ils ne partagent pas forcément avec leurs amis dans la vraie vie. Mais comment fonctionnent ces chaînes basées uniquement sur la lecture et surtout pourquoi un tel succès ?